
Une Air Max imprimée pour imaginer le futur.
Il y a une différence entre moderniser une sneaker et remettre en question la manière dont elle est fabriquée. Avec le programme AirWorks, Nike s’intéresse précisément à cette deuxième possibilité. Le programme donne à de jeunes designers l’occasion d’explorer l’impression 3D et de repenser la relation entre forme, technologie et fabrication. Le designer chinois Marc Su vient d’y apporter sa propre vision avec la Air Max Link. Nous vous présentons aujourd’hui une silhouette qui ressemble moins à une future Air Max qu’à un laboratoire Nike devenu portable.
Marc Su imagine un lien avec Pékin.

Basé à Pékin, Marc Su présente la Nike Air Max Link comme un « link from Beijing for community to our Future ». Le nom n’est donc pas choisi au hasard. L’idée consiste à créer un lien entre une communauté créative, une ville et une nouvelle manière de concevoir la sneaker.

AirWorks réunit plusieurs jeunes designers autour de cette réflexion. La Air Max Link constitue l’une des propositions les plus radicales du programme, notamment parce que l’impression 3D ne sert pas simplement à fabriquer quelques éléments de la chaussure. Elle devient directement liée à sa construction générale.
Une construction imprimée en une seule pièce.


Contrairement à la Motoi Hatsuki x Nike AirWorks entièrement noire, la Marc Su x Nike AirWorks Air Max Link adopte une esthétique blanche et une surface qui paraît continue. Grâce à la technologie d’impression 3D de Zellerfeld, la tige possède une texture tissée, tandis que plusieurs lignes de soutien parcourent la toebox et les panneaux latéraux.


Un mini Swoosh apparaît sur la partie latérale avant. Ce détail est particulièrement intéressant car il reprend un symbole Nike très classique dans une construction où tout le reste semble venir d’une génération totalement différente.
Deux unités Air visibles à l’avant.


La technologie Air reste pourtant au centre du projet. Deux unités Air vertes et visibles sont intégrées dans la partie avant de la semelle, sous la zone métatarsienne. Leur emplacement est inhabituel. Sur de nombreuses Air Max, la fenêtre Air est immédiatement associée au talon. Ici, Nike choisit de déplacer l’attention vers l’avant-pied. Les deux unités apparaissent directement dans la construction imprimée et deviennent ainsi des éléments visuels capitaux du projet.
Les Link Nails comme principe de personnalisation.


Marc Su introduit également plusieurs éléments qu’il appelle des Link Nails, inspirés du sunmao, une technique traditionnelle chinoise d’assemblage par tenon et mortaise. Ces points de connexion doivent permettre d’attacher différents composants et de modifier la chaussure. L’idée est donc de considérer la sneaker non plus comme un produit fermé, mais comme une plateforme susceptible d’évoluer avec son utilisateur.
Une sneaker à distribution ultra-limitée.
À l’instar des autres projets AirWorks, cette Nike Air Max Link ne doit pas être considérée comme une prochaine sortie classique. Les informations actuellement disponibles indiquent qu’une petite production Friends & Family est envisagée avant le Air Max Day 2027. Aucune commercialisation large n’est confirmée à ce jour. Si le contraire venait à se produire, nous ne manquerions pas de vous en tenir informés via notre compte Instagram.




