Nike rend hommage au plus vieux terrain de basketball au monde

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Nike Dunk Low PRM QS Paris, deux Nike Dunk pour célébrer le plus vieux terrain de basketball au monde, à Paris.

Le plus vieux terrain de basketball au monde est français. Difficile d’imaginer que ce sport roi aux Etats-Unis trouve des racines aussi profondes à Paris… Et pourtant, au détour d’une promenade, nous avons pu pousser les portes de ce lieu chargé d’histoire.

LA YMCA, UNE ASSOCIATION DÉDIÉE AUX JEUNES​

La YMCA  (Young Men’s Christian Association) – Union Chrétienne des Jeunes Gens en français –  est une œuvre en faveur de la jeunesse créée par Sir George Williams en Angleterre, plus précisément à Londres, en 1844. Elle a pour but le développement spirituel, intellectuel et physique des jeunes gens. Ce philantrope souhaitait alors améliorer les conditions de vie des jeunes travailleurs pendant la 1ère révolution industrielle. Protestante par ses origines et ses aspirations, elle est laïque et ouverte à tous dès ses débuts. A partir de 1852, elle est introduite en France et dans d’autres pays. Aujourd’hui, le mouvement YMCA – UCJG est présent à travers 124 pays dans le monde. Il regroupe plus de 15 000 associations locales, qui œuvrent dans de nombreux domaines.

L’UCJG de Paris

L’Union de Paris est la première association YMCA-UCJG créée en France, en 1852, à l’initiative du futur fondateur de la Croix-Rouge Henri Dunant (Prix Nobel de la Paix en 1901). Elle a démarré son action rive gauche, dans un petit appartement de la rue Dauphine, et déménagera plusieurs fois, au fil du développement de ses activités et de ses besoins, avant de finalement s’installer rue de Trévise.

Le trésor de la Maison des Jeunes

C’est donc dans le 9ème arrondissement parisien, métro Cadet, que la rue de Trévise accueille ce bâtiment incroyable. Ce lieu vieux de plus d’un siècle est en tout point remarquable.

À l’origine, le programme donné pour le concours d’architectes lancé en 1891 mentionnait comme objectifs :

1) « Il s’agit d’élever dans Paris une maison assez bien aménagée à l’usage des jeunes gens. »

2) « Offrir aux jeunes gens toutes les facilités de s’instruire et de développer corps et intelligence. »

3) « Leur offrir autant que possible une nourriture saine et quelques logements hygiéniques et à bon compte. »

4) « Fournir un centre de réunion aux diverses oeuvres protestantes. »

L’architecte Henri Jean Emile Bénard, Grand Prix de Rome 1867, est choisi pour mener à bien ce projet d’envergure. Il est envoyé aux Etats-Unis pour étudier les références des bâtiments YMCA américains dernièrement construits.

La même année, le baron Pierre de Courbertin est invité à prononcer un discours afin de convaincre les potentiels bienfaiteurs Français de la nécessité de contribuer au financement d’un futur gymnase-club à Paris, sur le modèle des YMCA américaines. Grâce à de généreux donateurs et au soutien majeur d’Alfred André côté français, et de James Stokes côté américain, les fonds sont réunis et la première pierre est posée le 11 juin 1892. L’inauguration aura lieu le 7 mai 1893.

L’ensemble architectural, pensé comme un tout cohérent, réunissait pour la première fois en France, dans un même lieu : un gymnase double hauteur avec piste incurvée de course à pied en mezzanine, un restaurant, un bowling, une piscine couverte, des chambres, une salle polyvalente de conférence, concert et théâtre, une bibliothèque, des billards, et des espaces dédiés à l’accueil et à l’accompagnement du public ! C’est l’un des disciples de Gustave Eiffel, Henri Jean Emile Bénard, qui s’est chargé de la conception de ce site unique. Le style Eiffel y est d’ailleurs omniprésent : deux poteaux en fer furent implantés en plein milieu de l’aire de jeu lors de la construction et soutiennent toujours cette étonnante bâtisse. Une mezzanine forme un chemin de ronde sur lequel les sportifs s’échauffent avant le passage à l’action. Car, il faut le préciser, ce terrain est toujours utilisé aujourd’hui par les amateurs de basketball dont les membres de l’UCJG, 125 ans après le tout premier match en Europe sur ce même parquet. Ce site unique, inscrit à l’Inventaire des monuments historiques depuis 1994, ouvre ses portes tous les jours de l’année.

Depuis l’inauguration en 1893, l’Association YMCA-UCJG de Paris en est propriétaire et y développe de nombreuses activités au service de son projet. Celles-ci ont évolué au fil du temps, et se sont adaptées aux changements de la société et aux besoins des populations dans le souci constant de contribuer au développement de la citoyenneté des individus.

Le plus vieux terrain de basketball au monde

Bien qu’il paraisse incroyable de trouver un terrain de basket datant de 1893 à Paris, l’explication est toute simple : le basketball a été inventé par James Naismith, membre encadrant des YMCA du Massachusetts (Springfield, MA) qui cherchait une activité d’intérieur pour occuper les jeunes en mal de sports – notamment baseball et football américain – durant l’hiver. Il place alors des caisses de pêches en bois à 3,05m du sol en s’inspirant du jeu Maya « le pok ta pok » : le jeu consiste à les viser pour placer un ballon rond dedans. On est alors en décembre 1891, soit seulement six mois avant la pose de la première pierre du bâtiment rue de Trévise en juin 1892. C’est donc tout naturellement que l’association de Paris s’est dotée d’une salle.

Son parquet en point de Hongrie est fragile : il repose sur une couche de sable pour permettre d’amortir aux mieux les mouvements des joueurs. Il n’est plus aux dimensions actuelles, ses marquages datent un peu et deux imposants poteaux au milieu nécessitent l’attention constante des joueurs. Mais à l’exception des paniers, changés récemment, tout est d’origine !

Le gymnase de Springfield ayant malheureusement disparu, celui de Trévise est donc aujourd’hui la plus ancienne salle de basket répertoriée au monde. Considéré comme la porte d’entrée du basketball en Europe, il est un joyau du patrimoine mondial du basket-ball et du sport en général.

L’ADN du 14, rue de Trévise transposé sur deux Nike Dunk

Nike dévoile une création insolite en lien avec le basketball. La firme s’est donc inspirée du tout premier terrain de basketball au monde, construit il y a 125 ans à Paris. Le résultat est un duo de sneakers que nous commercialiserons à partir du 18 mai 2018 aux profits de la YMCA : les Nike Dunk Low PRM QS Paris. 

Les deux Dunk à découvrir ici sont le fruit d’un long travail de recherche des équipes Nike. En effet, aucun détail n’a été laissé au hasard et tous font écho au sport ainsi qu’au terrain niché dans les entrailles de la YMCA parisienne.

Ainsi, ces deux variantes inédites sont dotées d’empeignes en cuir vieilli façon point de Hongrie s’inspirant directement des ballons et du parquet du gymnase Trévise, malmené par des années de pratique intense du basketball. Typiquement parisien, il équipe encore de nombreux immeubles haussmanniens au cachet unique. Les deux nuances de cuir des chaussures, l’une marron foncé, l’autre beige clair, transposent directement les teintes chromatiques du bois omniprésent au sein de ce gymnase parisien. Tout comme les ballons en cuir d’antan qui ont été une source d’inspiration supplémentaire pour ce projet : Nike a souhaité les matérialiser en cousant directement les contours du Swoosh sur la chaussure.

En complément, la Dunk la plus claire est affublée d’une semelle en gomme. Ce choix est un clin d’œil supplémentaire aux semelles équipant les chaussures dédiées à la pratique des sports d’intérieur comme c’est le cas du basketball. Enfin, la Dunk foncée est dotée d’un jeu de lacets spécifique façon ficelles qui fait référence aux cordes d’entraînement présentes dans le gymnase ainsi qu’aux filets des paniers. Les embouts de couleur font, eux, référence aux deux piliers en fer sur le terrain. La touche dorée au talon est un clin d’oeil aux serrures incrochetables inventées par Georges Vuitton à la même époque.

La firme américaine a aussi reproduit la plaque trônant dans le gymnase sur les languettes respectives des deux sneakers, en respectant également la police d’écriture et le code couleur, écriture dorée sur fond noir. Le Swoosh emblématique reprend ce schéma graphique et apparaît aux côtés de cette plaque commémorative.

Une ode au basketball

Nike profite également de cette sortie pour rendre hommage au basketball à sa manière. Le choix de la sneaker pour cette collaboration n’est d’ailleurs pas anodin. Née en 1985 sous les coups de crayon du designer Peter Moore, la Dunk résultait d’une volonté d’améliorer la pratique du basketball en proposant une paire hybride dérivée de l’Air Force 1, de l’Air Jordan I, de la Terminator et de la Legend auxquels elle emprunte des éléments techniques. Le fameux pack « Be True To Your School » sorti cette année-là définit les débuts de ce modèle dans le milieu universitaire. Tout comme le duo de sneakers présenté ici, qui remonte aux sources du basketball.

Nike et Paris, une histoire qui dure

Une fois de plus, les équipes de Beaverton ont souhaité mettre à l’honneur Paris. Les sorties de la marque au Swoosh en lien avec la capitale française sont nombreuses. Les amateurs se souviendront sûrement de la Nike SB Dunk Low Pro « Paris ». Ce modèle sorti en 2003 figure parmi les Dunk les plus convoitées au monde de par sa rareté ainsi que son design unique s’inspirant des œuvres du peintre Bernard Buffet. Aujourd’hui, c’est une toute autre facette de la ville lumière qui est explorée avec cette Dunk QS Paris, une sortie exceptionnelle.

Ces deux Nike Dunk Low PRM QS Paris seront proposées en exclusivité mondiale sur notre e-shop SNKRS. Elles ont été produites en éditions extrêmement limitées (moins de 200 paires par couleur). Elles seront vendues 110€ l’unité et l’intégralité des fonds sera reversée à la YMCA-UCJG de Paris dans le cadre d’une campagne de crowdfunding afin de rénover le lieu.

 

NIKE DUNK LOW PRM QS « PARIS » BROWN

SKU Style code : AH1072-200

Coloris : Ale Brown/Summit White-Summit White

Tarif unitaire : 110€

NIKE DUNK LOW PRM QS « PARIS » GOLD

SKU Style code : AH1072-700

Coloris : Elemental Gold/Sail-Sail-Black

Tarif unitaire : 110€

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Le 14, rue de Trévise demain

Si le bâtiment n’a jamais cessé d’abriter un Foyer et si la nature des activités menées actuellement dans le Centre est cohérente avec le Projet Associatif, l’UCJG de Paris entreprend néanmoins un ambitieux plan d’action afin de redonner au lieu son dynamisme et son rayonnement.

La volonté de l’Association est réaffirmée : animer un programme au service des aspirations et des besoins de la Jeunesse, qui doit se traduire à la fois dans l’offre de services et dans l’organisation des espaces.

Pour ce faire, l’UCJG de Paris a décidé de rénover le lieu pour répondre aux aspirations des jeunes et d’engager un programme architectural de renouveau qui réponde à sa vision.

Dans un contexte de révolution numérique, de changement des paradigmes économiques, de mixité sociale et intergénérationnelle, l’Association souhaite réinventer le bâtiment, sur la base d’une redéfinition de la programmation et de la distribution des lieux.

Son intention est de réunir, au sein d’un bâtiment modulaire empreint d’innovation et de créativité, les conditions nécessaires pour ses usagers de développer et valoriser leurs potentialités, dans un cadre collaboratif où l’écoute, le partage et la citoyenneté priment.

Credit images d’archives : Musée du Basket

Credit photos : Kevin Couliau, kevincouliau.com / @asphaltchronicles

Credit photos : Sneakers.fr